Témoignages

« … J’aurais jamais pensé dire ça, mais merci à ma dépression. Elle a été l’une des épreuves les plus ardues de ma vie, mais l’épreuve qui va m’avoir rapporté le plus, qui va m’avoir rapproché de moi, de mes valeurs profondes, de mon moi réel. Frapper un mur de brique à en être remplie d’ecchymoses (invisibles) au point de ne plus savoir comment me relever, ni comment utiliser mes muscles ou mon cerveau pour savoir quelle séquence de gestes faire pour me mettre debout, frapper un mur assez fort pour ne plus savoir comment faire ni comment demander de l’aide… ça a ressemblé à ça ma dépression…

… Et c’est en partie ce qui rend mon départ difficile… quitter des personnes extraordinaires avec qui j’ai vécu, évolué, partagé, pleuré, pouffé de rire, respiré, été déclenchée, médité… des personnes merveilleuses avec qui j’ai appris à être moi-même, sans artifice, avec qui j’ai redécouvert qui était la Samuele que je voulais devenir. Avec vous, j’ai partagé un quotidien qui sort de l’ordinaire, un quotidien nourrissant, pendant plus de 9 mois. 9 mois c’est le temps d’une grossesse. »
Samuele

« … On m’invitait à être bienveillante envers moi-même! Je ne savais pas de quoi on me parlait! Malgré tout, tout autour de moi, à la Maison Vivre, il y avait toujours de l’espoir. Il y avait toujours de l’amour, de l’amitié, de l’écoute, des paroles rassurantes et réconfortantes et des gens dévoués et sensibles…. Mes enfants ont vu ma transformation…. Maintenant, je sais comment être bienveillante envers moi-même! »
Caroline

« … À mon arrivée à la Maison Vivre, j’avais échoué mon plan de suicide. J’avais un désespoir complet envers la vie. Je n’avais plus de confiance envers la possibilité d’aller mieux et de retrouver goût à la vie. J’avais l’impression d’avoir tout essayé. J’étais démotivée, sans intérêt pour quoi que ce soit, et surtout sans énergie. J’étais la coupable de mes malheurs. Je me blâmais constamment. Je portais la honte d’une agression sexuelle…
…. Je voulais changer presque tout de moi. Mon poids, mon habillement, mon alimentation, ma vision de la vie, mon discours intérieur, mon désordre, mon manque d’organisation, être plus sportive, me comprendre, etc… Mais surtout je voulais arrêter de souffrir autant…
… L’équipe de la Maison Vivre m’ont comprise, ils m’ont donné une chance malgré mes doutes et parfois ma fermeture. Ils ont cru en moi…
… J’ai douté… Jusqu’à ce qu’enfin j’accepte que ce soit moi LA personne qui devait prendre soin de moi, qui devait être responsable de moi !
… J’ai appris à m’aimer et m’accepter telle que je suis. »
Sandra

« … La dépression ne discrimine pas, elle peut affecter tout le monde.
… La Maison Vivre, c’est vrai, elle m’a grandement aidée. Pour la toute première fois de ma vie, j’ai fait entièrement confiance à autrui. Je me suis ouverte à 100%, j’ai dévoilé toute ma honte, ma vulnérabilité, ma haine, ma colère, mon anxiété, ma souffrance et ma détresse. J’ai nommé tout haut ce que je pense tout bas depuis l’âge de 10 ans.
… Elle m’a permis de renouer avec mes rêves d’enfance oubliés. J’y ai découvert des intervenants qualifiés, passionnés par leur travail, à l’écoute de tous et chacun, authentiques et inspirants…. Grâce à mon passage à la Maison Vivre, j’ai réalisé que j’avais un pouvoir sur ma vie. Mais surtout, le plus important, c’est que j’ai retrouvé espoir en mon futur…. Ils sauvent littéralement des vies; ils ont sauvé la mienne. »
Cristine
Voici l’un de ses poèmes écrit en 2013 (PDF – 69 Ko)

« … Jeune, ma compréhension de la mort était la fin des souffrances. Cependant, j’étais condamnée à vivre dû à ma croyance religieuse qui m’enverrait en enfer, ensuite pour ne pas décevoir mon père et puis par obligation parentale. La science fit de moi une athée, mon père est décédé et mon fils est devenu adulte. Je n’avais plus de raison pour subir cette vie. Ce n’était pas que je voulais mourir, mais vivre était un non-sens pénible et lourd….
… À mon arrivée [à la Maison Vivre], je me suis sentie accueillie sans jugement. J’avais une place. Par contre, on me parlait dans une langue étrangère. On me disait de me déposer, d’accueillir ma peine, … de respirer. Veux-tu bien me dire kossé qu’y disent ???
… Je quitte ni guérie ni seule… Je quitte outillée avec les yeux ouverts sans pilote automatique. Je me sens comme un bébé à qui on a appris à marcher; je vacille, je peux m’écraser au sol, mais je vais me relever, et avec le temps je vais courir… Merci infiniment! »
Christine