Témoignage d'Isabel - Il n'y a pas de honte à demander de l'aide
- InfoMV

- il y a 1 jour
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Je suis au garage, ce matin.
La dernière fois que j’étais assise ici, c’était à l’automne dernier. Changement de pneus oblige. J’étais en plein cœur d’une thérapie intensive. Pis j’avais le cœur viré à l’envers. Tordu. Brisé. Vaincu. Même mon sourire ne collait plus. J’avais cet étrange et douloureux sentiment de ne plus avoir le goût de vivre. Mais je m’accrochais quand même. Pour mon petit homme surtout et peut-être aussi pour la petite Isabel.
Je savais (du moins, j’espérais) que ça finirait par passer. Mais je ne voyais pas la lumière. Pas encore. J’étais le soleil d’automne qui continuerait de s’effacer jusqu’au creux de l’hiver.
Mais aujourd’hui, c’est différent.
Aujourd’hui, c’est le printemps.
Et la petite graine plantée au creux de la terre et au cœur de la noirceur, à l’automne dernier, a germé et elle s’est enracinée, sans trop que je m’en aperçoive.
Le travail a porté fruit tranquillement.
Pis je suis en train de devenir une belle fleur.
Si je te partage ça aujourd’hui, c’est parce qu’un jour, ça pourrait t’arriver à toi aussi de ressentir et de traverser tout ça. Et même si c’est difficile, il n’y a pas de honte à aller chercher de l’aide. On est souvent à un événement de vie près de perdre l’équilibre et de tomber. Et s’il n’y a pas de honte à amener son auto au garage, parce qu’on n’est pas équipé pour changer ses pneus, il ne devrait pas y en avoir non plus d’aller chercher de l’aide quand on n’arrive pas à surmonter notre tempête intérieure. J’aurais aimé ne pas attendre aussi longtemps.
La route a été cahoteuse et douloureuse, mais aussi tellement enrichissante, lumineuse et salvatrice. Merci à l’équipe merveilleuse de Maison Vivre pour l’aide, le support, l’espace, les outils… mais surtout pour la patience, l’amour, la bienveillance, l’humanité et la sécurité. Je vous aime, je vous admire et je vous en serai toujours reconnaissante.
Isabel




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